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Patrimoine

Eglise Saint-Mayeul
L'église actuelle de Saint-Nolff remonte au XVème siècle, elle résulte de plusieurs campagnes de construction, d’agrandissement et de restauration menées successivement du XVIIème  au XXème siècle. Construite à l’époque sans bas-côtés, avec un chœur à chevet plat, il en reste le chœur avec une grande fenêtre à meneaux flamboyants (remarquable par la présence de deux triskell, de sens inversé l’un par rapport à l’autre, assez rare en architecture). Ayant été dotée de croisillons au XIXème siècle, de manière à développer des bas-côtés, elle est aujourd’hui en forme de croix latine. Une voûte a été réalisée qui masque une belle charpente et des sablières sculptées, l’une portant une inscription en latin datant de 1677. Dans les vitraux on retrouve les écussons des Gourvineg (vairé d’or et de sable) dans le transept Nord et les écussons des Kêrboulard (à une aigle éployée) dans le transept Sud, les deux seigneuries les plus importantes de la commune. Il y avait une porte en anse de panier au Sud qui a été bouchée. La tour et son clocher datent de 1783.  Ce monument est classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 13 février 1929.


Moulin de Gourvineg
Ce moulin, du nom de la principale famille noble de la commune, Seigneurs d'Er Vezid (Le Bézit), on en trouve mention dans un aveu de 1503. Doté de trois roues, c'est un moulin à blé, « sis sur la rivière du Condat ». Il restera la propriété des Gourvineg jusqu'au XVIIIe siècle. Il passera ensuite entre les mains de divers propriétaires.
Dans les années 1930, le moulin est transformé en scierie. Comme le débit de l'eau n'est pas toujours suffisant, « une locomotive à vapeur modèle Merlin sert d'appoint » (Joseph Guyodo). Cette activité s'arrêtera en 1951. Affecté de 1960 à 1970 à l'élevage de volailles, puis délaissé, il sera acheté par la municipalité, le 29 juin 1989, qui procédera à sa rénovation  : une rénovation réussie. (Source: "Sur le fil du Condat. Les moulins de Saint-Nolf", de Joseph Guyodo, 1998).


Chapelle Sainte-Anne
Cette très belle construction rectangulaire à décoration flamboyante a été édifiée, « en l'honneur de Sainte Anne », en 1493 par Olivier de Gourvineg, seigneur du Bézit, comme l'indique l'inscription de la sablière. Son érection près de l'église montre qu'il s'agit d'une construction de prestige, car l'église a toujours été assez grande pour accueillir toute la population.
Les Gourvineg occupèrent auprès du souverain breton, au XVe siècle, des postes de haute responsabilité, notamment ceux de Conseiller du Duc ou de Capitaine des gardes, et leurs revenus importants leur permettaient de disposer d'un grand train de vie. Par cette édification, ils assuraient leur préséance dans la paroisse.
A noter dans cet édifice la première apparition des fleurs de lys dans les meneaux des fenêtres et le grand nombre de fenêtres ainsi décorées, fait exceptionnel au XVe siècle où la Bretagne est indépendante et le restera jusqu'en 1532. Ce pourrait être un écho au mariage imposé par la France à la Duchesse Anne avec Charles VIII (1491), suite aux défaites militaires de la Bretagne, mais rien ne nous permet de l'affirmer. La porte Sud en anse de panier surmontée d'une accolade repose sur des culots sculptés se terminant par un cimier aux armes des Gourvineg. Le clocheton qui surmonte le pignon occidental date de 1884. Une remarquable statue classée de Sainte Anne trinitaire du XVIe siècle y est conservée.


Chapelle Saint-Amand
Cette modeste construction rectangulaire édifiée en 1528 par Bertrand de Quifistre, recteur de St-Nolf, comme l'atteste la pierre gravée du mur Nord intérieur, a été remaniée en 1684. Les portes moulurées en anse de panier rappellent le XVIe siècle. La chambre de cloche, ajourée sur quatre côtés par des baies en plein cintre et surmontée de cinq croix, date de 1873 et a été restaurée en 1980. Jusqu'à 1981, le choeur était décoré d'une boiserie Louis XV (cf. maître autel). Sur le pignon Est, on note une fenêtre étroite murée, probablement d'origine. Remarquable vierge à l'enfant polychrome du XVIe siècle, en tuffeau. La charpente, grossièrement sculptée, est actuellement cachée par la voûte.

Nous ne savons pas grand chose de Saint Aman, sinon qu'il vécut au VIe siècle et fut évêque de Vannes. Fête le 13 septembre. Aman est la forme bretonnisée du nom latin Amandus, signifiant aimable (en breton : hegarat ou karadek ; il existe, d'ailleurs, un Saint Karadeg).

Chapelle Saint-Colomban
Cette chapelle privée des seigneurs du Val-Dillieg est une construction en croix latine essentiellement du XVIIe siècle dans sa forme actuelle, mais on en trouve mention dans les documents anciens en 1503. Le chevet comporte trois pans. A l'extérieur, on note les dates de 1627 sur le chevet, 1781 sur le portail du pignon, 1835 sur le croisillon méridional.
Le clocheton du XVIIe siècle est garni de modillons.
Statues remarquables: une vierge couronnée du XVIe siècle et un saint Antoine en tuffeau du XVIe siècle également.
St-Colomban fut un moine ayant vécu au VIe siècle, venu de l'île de Bretagne. Son nom Koulmer est dérivé de Koulm = colombe, diminutif Koulman, dont la forme bretonne locale est Klomer (avec métathèse du L).
II est invoqué pour la guérison des maladies nerveuses, de l'épilepsie et de la folie. Autrefois, à cette intention, on attachait dit-on les fous au lec'h (stèle gauloise) qui se trouve dans l'enclos de la chapelle côté Sud, nommé pour cette raison, "la pierre aux fous". Côté Nord, remarquable calvaire-autel fixé sur un emmarchement de trois degrés. Il porte sur chaque face une scène dont celle spectaculaire des damnés en enfer, symbolisé par la gueule béante du Diable. Le christ, portant sa croix, suivi par Eve, tend sa main à Adam et fait sortir les damnés des enfers.

Page réalisée avec le concours de GLAD SENOLF

Inventaire du patrimoine religieux de Saint-Nolff réalisé par le Groupe d'animation paroissiale